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La prévention du suicide au Service correctionnel du Canad a

La prévention du suicide au Service correctionnel du Canad a. Marc Daigle, Ph.D. Centre de recherche et d'intervention sur le suicide et l'euthanasie Centre de recherche de l'Institut Philippe-Pinel Université du Québec à Trois-Rivières Hélène Naud, D.Ps. psychologue

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La prévention du suicide au Service correctionnel du Canad a

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Presentation Transcript


  1. La prévention du suicide au Service correctionneldu Canada Marc Daigle, Ph.D. Centre de recherche et d'intervention sur le suicide et l'euthanasie Centre de recherche de l'Institut Philippe-Pinel Université du Québec à Trois-Rivières Hélène Naud, D.Ps. psychologue Service correctionnel du Canada

  2. LA POPULATION CARCÉRALE AU CANADA La population des délinquants incarcérés sous responsabilité fédérale est encore inférieure à celle enregistrée en 1996-1997 … mais elle a ré-augmenté depuis 5 ans: 13 825 en 1996-1997 12 080 en 2003-2004 12 649 en 2008-2009 Source : l’évolution de la population carcérale –faits saillants 2009. (www.scc.gc.ca)

  3. Le nombre de délinquants décédés dans les établissements fédéraux fluctue

  4. Au cours de la période de dix ans s’échelonnant de 1996-1997 à 2005-2006, 532 délinquants sous responsabilité fédérale sont morts en détention. • Au cours de cette période, les suicides ont représenté 20,9 % des décès. • Le taux de suicide des délinquants sous responsabilité fédérale était d’environ 86 pour 100 000 personnes, ce qui est considérablement supérieur au taux de 2004 pour l’ensemble du Canada (11,3 suicides pour 100 000 personnes).

  5. En 2007-2008, 30,1 % des femmes, comparativement à 14,5 % des hommes, avaient déjà été hospitalisées en raison de troubles psychiatriques. • Le pourcentage de délinquants incarcérés dans un établissement fédéral qui se sont vu prescrire des médicaments pour des troubles psychiatriques à l’admission a presque doublé de 11,0% en 1998-99 à 21,3% en 2007-08. • Au SCC, la stratégie de prévention du suicide se confond donc avec la stratégie s’intéressant à la santé mentale des détenus. • La stratégie couvre autant la communauté que le pénitencier.

  6. TROIS AXES INITIATIVE EN SANTÉ MENTALE DANS LA COMMUNAUTÉ (ajout de personnel) INITIATIVE EN SANTÉ MENTALE EN ÉTABLISSEMENT (ajout de personnel) INTERVENTION ET FORMATION

  7. INITIATIVE EN SANTÉ MENTALE DANS LA COMMUNAUTÉ Certaines recherches (Pratt et al., 2006; Naud, 2008) avaient déjà soulevé le point que les délinquants qui sont remis en liberté semblent avoir un taux important de suicide. L’Initiative de santé mentale en communauté (ISMC) a vu le jour en 2005 et offre depuis des services spécialisés afin de faciliter la prise en charge clinique pour les délinquants atteints de trouble mentaux, incluant les comportements suicidaires. L’ISMC est constituée de travailleurs sociaux et d’infirmières en santé mentale qui élaborent des plans d’interventions afin d’augmenter les succès de remise en liberté des délinquants ayant des besoins spécifiques en santé mentale. Le mandat de cette équipe est aussi de faciliter la prise en charge par la communauté et les services provinciaux des délinquants qui terminent leur mandat avec le SCC.

  8. INITIATIVE EN SANTÉ MENTALE EN ÉTABLISSEMENT L'ISME, lancée en 2007, est constitué de psychologues, infirmières, et d’éducateurs spécialisés qui travaillent auprès des délinquants incarcérés et créent des liens avec les équipes de l'ISMC afin que les délinquants puissent recevoir des soins de santé mentale continus à compter de leur admission jusqu'à leur mise en liberté dans la collectivité et jusqu'à l'expiration de leur mandat. Le Système informatisé de dépistage des troubles mentaux à l'évaluation initiale (SIDTMEI) aide à dépister dès l'admission les délinquants qui montrent des symptômes importants de troubles psychologiques ou mentaux et qui doivent faire l'objet d'une évaluation approfondie. Ce dépistage précoce est réalisé dans les 16 unités d’admission à travers le pays et comprend des outils pour dépister les états dépressifs, le risque suicidaire et les sentiments de désespoir chez le délinquant en plus d’un bref questionnaire face aux troubles mentaux. Ce dépistage précoce permet d'effectuer des interventions à temps, de prévenir la détérioration de la santé mentale et de contribuer à déterminer le placement pénitentiaire approprié pour les délinquants qui ont des besoins sur le plan de la santé mentale. Les évaluations subséquentes aident à dresser le portrait général des besoins en santé mentale du délinquant et à fournir les renseignements essentiels pour établir un plan d'intervention personnalisé qui peut ensuite être inclus dans le plan correctionnel général du délinquant.

  9. INITIATIVE EN SANTÉ MENTALE EN ÉTABLISSEMENT Les équipes de l’ISME qui se retrouvent dans chaque établissement carcéral, permettent aux délinquants d'avoir accès à des soins de santé mentale coordonnés et complets tout au long de leur incarcération. L’approche multidisciplinaire des équipes cible l'information, la prévention, l'intervention précoce, le traitement, le soutien et les soins continus en matière de santé mentale. Les équipes ISME sont également chargées de fournir du soutien et des conseils à d'autres secteurs de l'établissement et de collaborer avec les partenaires des établissements afin de promouvoir et de maintenir des soins de santé mentale de haute qualité pour tous les délinquants de l'établissement. Les délinquants qui sont ciblés par ce programme incluent aussi les délinquants présentant des troubles importants de comportements menant à des auto agressions et des automutilations à répétition, allant jusqu’au suicide complété.

  10. INTERVENTION ET FORMATION Une équipe interdisciplinaire de traitement (EIMTEC) a été mise sur pied dans chacune des régions afin d’aider le personnel à intervenir efficacement auprès des délinquants qui affichent des problèmes de santé mentale complexes (par exemple : des comportements d’auto agression répétitifs ou chroniques). Cette équipe regroupe des experts du SCC dans les domaines de la psychologie, de la gestion des cas et de la sécurité. Des lignes directrices et des outils ont été présentés pour aider à la mise sur pied de plans d’intervention clinique auprès des délinquants qui s’automutilent. Une formation spécialisée en évaluation des risques suicidaire a été offerte à plus de 300 psychologues qui œuvrent au sein du SCC.

  11. INTERVENTION ET FORMATION Un atelier de deux jours en formation de sensibilisation à la santé mentale est maintenant offert à tout le personnel de première ligne (AC, ALC, infirmiers, autres). Le modèle de gestion de situation lors d’une perte de contrôle d’un délinquant exige que les intervenants tiennent compte des antécédents d’automutilation et du potentiel d’automutilation future lorsqu’ils interviennent. Une intervention immédiate est de rigueur afin d’arrêter un comportement auto destructeur. Une politique et une formation pour l’utilisation des moyens de contentions a été mise de l’avant. Une équipe multidisciplinaire, incluant les professionnels de la santé et la sécurité est en charge de ce type d’intervention qui a pour objectif de préserver la vie et la sécurité du délinquant.

  12. INTERVENTION ET FORMATION L’isolement préventif (placement en cellule 24/24) est une mesure extrême et perçue comme « punitive » qui peut mener à des désorganisations chez certains délinquants plus fragiles. Afin de contrer aux risques suicidaires, une évaluation des besoins en santé physique et mentale a lieu dans les heures suivant le placement en isolement préventif, par un professionnel de la santé (infirmier ou psychologue).

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