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LE PLAN DE TRAVAIL

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LE PLAN DE TRAVAIL

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  1. LE PLAN DE TRAVAIL Une organisation de classe bien particulière par Annie Pourtier Conseillère pédagogique EPS Circonscription de Bourgoin-Jallieu 3

  2. Le plan de travail • Une organisation qui fait alterner les séances collectives de prises d’indices (Bilan) avec des périodes de travail et de réinvestissement individuel (Travail individuel TI) • Mettre les élèves dans une situation d’apprentissage confortable et efficace

  3. Michel Monot 2001 « Un mode de fonctionnement particulier qui privilégie l’étayage plutôt que la guidance, et ces mots n’ont évidemment pas le même sens, l’un tendant vers la liberté et l’autre, dans les conceptions généreuses mais excessives que l’on rencontre parfois, vers un dangereux assistanat. »

  4. Conceptions et enjeux de l’organisation en Plan de travail

  5. Une autre conception du métier d’élève • L’élève a la liberté de choisir • Les élèves n’effectuent pas au même moment le même exercice que leur voisin • La classe devient plus solidaire • Les élèves peuvent aller aussi loin qu’ils le peuvent • Les plus lents apprécient d’avoir du temps

  6. L’élève gère son plan de travail • La gestion de l’erreur se fait dans le respect, le climat de confiance et de solidarité • L’élève gère ses propres apprentissages  • En prenant des repères sur des camarades l’élève parvient à mener à bien ce qui lui paraissait inaccessible au départ • L’élève développe sa persévérance

  7. Du point de vue de l’enseignant • Met les élèves en situation de réussite • Dispose de plus de temps pour s’occuper des élèves en difficulté  • Obtient l’engagement réel des élèves dans leurs apprentissages • Permet la mise en œuvre de l’étayage • Autorise le tutorat

  8. Autorise le développement de l’autonomie et de la prise d’initiative • Gère l’hétérogénéité • Voit disparaître l’obligation habituelle de faire de la discipline • Obtient des résultats en termes d’amélioration des apprentissages

  9. Pour accorder à chacun le temps dont il a besoin pour apprendre • Le problème de l’efficacité de l’enseignement apparaît comme un problème d’organisation de la classe et de la gestion du temps quotidien  Instauration de phases de travail individuelles (TI) Une régulation par des temps de bilan

  10. Pour une mobilisation de tous les élèves • La satisfaction des élèves est plus grande dans un système de pédagogie de maîtrise que dans les classes pratiquant une pédagogie traditionnelle • La pédagogie de maîtrise accroît le sens du travail scolaire • L’organisation en plan de travail permet de lutter contre l’ennui • L’élève a envie d’apprendre du seul fait qu’il a le sentiment de maîtriser son travail et qu’il sait qu’il va recevoir l’aide au bon moment et sous une forme appropriée • Ce dispositif autorise les échanges des élèves entre eux pour prendre des repères

  11. Pour développer l’autonomie • Capacité de s’approprier soi même de nouvelles connaissances Une condition de la réussite scolaire de l’élève Une condition d’une bonne adaptation aux évolutions de sa vie personnelle, professionnelle et sociale

  12. L’élève… • S’appuie sur des méthodes de travail et choisit un parcours de formation • Organise son plan de travail, le planifie • Acquiert des réflexes tels que la consultation spontanée d’un dictionnaire, d’une encyclopédie, de son référentiel… • Est capable d’identifier, d’expliqueret de rectifier une erreur • Développe sa persévérance 

  13. L’élève… • repère et accepte ses faiblesses • a un libre choix du travail à effectuer L’élève ne peut faire des progrès que s’il est réellement convaincu que pointer une difficulté c’est déjà la résoudre

  14. Explicitation par l’élève de ses difficultés • Education à la citoyenneté • Ecouter un camarade et comprendre ses difficultés • Ecarter les signes de dévalorisation • L’élève quémandeur demande de l’aide à un pair afin qu’ils essaient de résoudre ensemble la question

  15. LE METIER DE L’ELEVE

  16. Le statut de l’erreur La classe doit être organisée et perçue par les élèves comme un espace « hors menace » Philippe Meirieu Percevoir l’erreur comme un des catalyseursde l’apprenant Rétablir le droit à l’erreur de l’élève Distinguer les temps d’apprentissage au cours desquels la prise de risque est encouragée, des temps d’évaluation Permettre à l’élève d’engager un processus réflexif sur ses erreurs Instaurer des temps de métacognition

  17. L’évaluation formative Le maître se doit « d’associer la fermeté dans la programmation des apprentissages et la souplesse dans la régulation. » Philippe Meirieu

  18. Des outils de suivis, instruments de régulation de l’action enseignante • Constitution de groupes de besoin • Le maître veille à ce que chaque élève aborde chacune des notions proposées dans le plan de travail • Le plan de travail n’est pas un « plan de travail individualisé » mais il permet d’apporter une aide individualisée

  19. Le tutorat entre pairs • Des élèves tuteurs et tutorés • Identifier et expliquer des erreurs • Rechercher ce qui est à modifier pour arriver à un résultat convenable • Le tutorat est profitable à la fois au tuteur et au tutoré • Le tuteur devra analyser le problème et adapter sa réponse à l’interlocuteur • Le tutoré devra trouver les mots pour bien se faire comprendre par le tuteur

  20. Les effets du tutorat sur le tuteur et sur le tutoré • Le tuteur devra se situer par rapport au problème rencontré par le tutoré : il devra analyser le problème et adapter sa réponse à l’interlocuteur • Le tutoré devra trouver les mots pour bien se faire comprendre par le tuteur. Fréquemment c’est par l’effort de réflexion et d’organisation de la pensée qu’exige l’oralisation d’un problème que surgit la solution

  21. L’effort de réflexion et d’organisation de la pensée exigée pour l’oralisation d’un problème fait parfois surgir la solution

  22. Les valeurs citoyennes L’organisation en plans de travail permet de transmettre des valeurs valeurs humanistes valeurs de non compétition

  23. COMPORTEMENT et MOTIVATION

  24. Le comportement : un préalable ou un résultat escompté • Le climat de coopération naît de l’organisation de la classe en plans de travail • Plus qu’un climat, c’est une adaptation des comportements des élèves qui émerge

  25. La motivation • Tous les élèves peuvent se retrouver en situation de tuteur. C’est d’ailleurs un des rôles du maître que de mettre un élève habituellement en difficulté en position de tuteur • Le tuteur, sur un plan psychologique, ayant pris conscience de ses responsabilités, sera motivé et fournira de gros efforts pour tenir son rôle

  26. LA NOTION DE PLAISIR

  27. Le plaisir du choix « Pouvoir choisir est, pour le plus grand nombre, synonyme de plaisir. Le plaisir du choix favorise l’acceptation de la contrainte scolaire et l’engagement de l’élève dans sa tâche. L’élève a le sentiment de maîtriser son travail et de recevoir de l’aide au bon moment et sous une forme appropriée. » Philippe Perrenoud

  28. Le plaisir du « lâcher prise » ou quand le regard de l’enseignant devient moins présent • Si l’élève ressent toujours une certaine pression de l’enseignant, ce n’est plus celle qui l’oblige à réaliser son exercice vite et juste • L’apprenant sait qu’il peut aller à son rythme et faire des erreurs • Le maître veille au bon fonctionnement du dispositif et à l’implication de chacun • Il est perçu par l’élève comme disponible et bienveillant

  29. Le plaisir de réussir • A chacun ses réussites…  De celui qui a fait toutes les fiches de numération en une séance à celui qui a eu le temps d’aborder qu’une seule fiche mais qui, lorsqu’il l’a recommencée suite à l’analyse de ses erreurs, a su faire mieux et tout seul

  30. MISE EN ŒUVRE PRATIQUE DU PLAN DE TRAVAIL

  31. Un emploi du temps spécifique • L’emploi du temps du matin est consacré au français et aux mathématiques • L’emploi du temps est présenté aux élèves : alternance TI/Bilan • Dans l’emploi du temps sont aménagés d’autres moments pour d’autres dispositifs 

  32. Le TI… Le travail individuel • Un temps de travail individuel sur fiche • Chaque élève choisit librement les fiches sur lesquelles il va travailler • L’élève effectue les exercices sur son cahier

  33. Des exercices de français et de mathématiques • Proposer des exercices susceptibles de poser problèmes à tous les élèves. Certains exercices devront permettre plusieurs procédures de résolution • Proposer des exercices avec des notions déjà abordées • Proposer des exercices avec de nouvelles notions

  34. Pendant le TI l’élève peut… Demander de l’aide à uncamarade (Outil « Suivi de classe ») Solliciter le maître s’il est disponible (panneau « STOP ») S’inscrire dans un tableau dans la colonne « J’ai compris » ou dans la colonne « Je n’ai pas compris ». Il inscrit alors son prénom et la référence de sa fiche. Consulter librement son référentiel ainsi que toutes les ressources didactiques mises à sa disposition

  35. Un plan de travail établi sur 3 semaines • A l’issue des 3 semaines, les élèves doivent avoir obtenu au moins un point vert par compétence

  36. L’enseignant corrige le cahier de l’élève 3 codes couleurs • Vert • Jaune • Rouge 5 codes couleurs • 100 % de réussite correspond au BLEU • 75 % à 100 % de réussite correspond au VERT • 50% à 75% de réussite correspond au JAUNE • 25 % à 50 % de réussite correspond à l’ORANGE • 0 % à 25 % de réussite correspond au ROUGE • Si un élève obtient un score de moins de 75 % alors il devra refaire sa fiche en faisant moins d’erreurs. Il peut s’inscrire au bilan avant de refaire sa fiche

  37. Le Bilan… un temps de réflexion commune • Un moment vécu en groupe classe. • Le responsable du bilan appelle les élèves • Les élèves inscrits peuvent venir devant la classe • Il y a 2 types d’intervenants : Ceux quidemandent de l’aide et qui exposent donc leur problème devant la classe Ceux qui tentent d’apporter une réponse au problème rencontré par un élève ou expliquent comment ils ont résolus un exercice qui leur avait à eux-même posé un problème

  38. Un temps est riche en échanges réflexifs : résoudre des problèmes, approfondir une notion, échanger des stratégies… • Des moments de réflexion et d’apprentissage collectif • Pour que les échanges fonctionnent, il faut que les demandeurs d’aide parviennent à formuler de façon claire leur problème, pour permettre aux autres élèves de la classe de le comprendre et de pouvoir y apporter une proposition de solution

  39. Entreprendre un travail sur la précision du langage et sur la reformulation • On peut y voir la puissance du métalangage « Pierre, alors qu’il est en train d’expliciter le problème qu’il rencontre, s’arrête soudainement pour dire, avec une petite lueur dans les yeux « ça y est, j’ai trouvé, je n’ai plus besoin d’aide ! »

  40. Durant le bilan… • Les élèves acceptent qu’un élève faible vienne demander de l’aide pour une fiche bien qu’elle ait déjà été abordée plusieurs fois • Les échanges restent respectueuxet stimulants • Le groupe classe doit agir de manière encourageante envers le demandeur : respect de l’autre, respect de ses faiblesses, solidarité

  41. Jacques Bert « Le recours à l’apprentissage vicariant permet l’apprentissage de l’auto évaluation et la gestion de ses propres apprentissages, qui sont des éléments clés du métier d’élève et d’une meilleure autonomie sur le plan scolaire. »

  42. Les enjeux de l’interactivité • Les interactions imposent des formulations plus explicites • Les échecs d’une première tentative de communication leur apprennent l’importance d’une formulation claire et sans équivoque pour le destinataire

  43. Le rôle de l’enseignant durant le TI • Aider les élèves en difficulté, les élèves les plus lents • Exercer sa vigilance Au bout de quelques séances de travail individuel, des élèves peuvent n’avoir abordé qu’une seule fiche. Il doit donc effectuer un rigoureux travail de pointage du travail de chaque élève pour s’assurer de la progression de la classe • Demeurer attentif à l’aspect qualitatif de son dispositif : soin apporté aux réalisations, (par exemple freiner les élans d’un élève qui a l’habitude de tout faire vite…), renseigner les documents de pointage

  44. Les outils • Le plan de travail: fiche individuelle de suivi • Des fiches d’activitéen français et en mathématiques • Lepanneau STOP(déposé par les élèves sur le bord du bureau. L’enseignant, s’il le peut pourra venir corriger l’exercice réalisé) • La fiche d’inscription au bilan« J’ai besoin d’aide »« Je peux aider » • Le tableau de suivi enseignantqui permet au maître de visualiser les apprentissages des ses élèves • Un fiche de suivi de classe qui est un support à la mise en œuvre du tutorat. Cet outil permet à l’enseignant d’identifier les fiches qui posent problème et d’obtenir plus de renseignements sur la remédiation

  45. Le pointage de l’avancée de chacun • Après la correction d’un exercice, l’élève reporte sa couleur : Sur sonPlan de travail Sur la Fiche de suivi de la classe. Cette fiche permet à l’élève qui a besoin d’aide de savoir à qui il peut s’adresser en priorité

  46. Si l’élève a réussi (il obtient un point vert ou bleu) Il colorie une marche de la pyramide (une marche par compétence)

  47. Proposition de temps alloué à chaque phase TI 40 minutes 8h50 9h30 BILAN 25 minutes 9h30 9h55 TI 20 minutes 9h55 10h15

  48. Les réactions des élèves • Les effets positifs sur les élèves habituellement en échec…

  49. « Je pense que je dois continuer car c’est la première fois que j’ai fait un bon travail. » CLAIRE « C’est moi qui gère mon travail, j’apprends à me servir de mon référentiel. » SARAH

  50. « Je suis content de progresser. Avant, j’étais vraiment nul. Merci, ça m’a plu les exercices. » GABRIEL « Ce que j’aime dans le plan de travail c’est aider et être aidé. » LAURA