MENINGITES. Dr Jean-Luc Meynard Maladies Infectieuses Hôpital Saint Antoine . 09/2005. Mme M, 20 ans surveillante dans un collège consulte aux urgences pour céphalées , douleurs de nuque et fièvre ATCD Appendicectomie Pas d’allergie HDM
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Transcription de la présentation
MENINGITES Dr Jean-Luc Meynard Maladies Infectieuses Hôpital Saint Antoine 09/2005
Mme M, 20 ans surveillante dans un collège consulte aux urgences pour céphalées , douleurs de nuque et fièvre • ATCD • Appendicectomie • Pas d’allergie • HDM • Depuis 5 jours , fièvre (40), vomissements , céphalées intenses et douleurs de nuque • A consulté deux MG, syndrome viral Cas clinique 1
Reconnaître le syndrome méningé • Sd méningé • Céphalées • Photophobie • Vomissements • Fièvre élevée • Examen clinique • Raideur de nuque • Signe de kernig et de brudzinski Y PENSER DEVANT SIGNES ATYPIQUES
Examen clinique • Syndrome méningé • Pas de trouble de conscience • Bonne hémodynamique • Pas de lésion cutanée
Pratiquer la ponction lombaire • Technique • 3 tubes • Cytologie • Chimie • Bactériologie • Parfois • Recherche de cryptocoque (encre de chine) • Pcr herpes • autres
Pratiquer la ponction lombaire • Ne doit pas être retardé par la pratique d’un FO • Ne doit pas être retardé par l’attente d’un scanner cérébral sauf en cas de signes neurologiques focaux
CAT immédiate Le temps est compté • PL • Urgence !!! • CI : signes de focalisation, troubles de coagulation • TDM cérébrale sans injection • Si signes de focalisation • Si suspicion hémorragie méningée • Eliminer critères de gravité • Purpura, hypo TA, marbrures, troubles de conscience • Terrain à risque • Signes de focalisation
Conférence de consensus 1996 • A la prise en charge initiale d'une méningite purulente, les indications d'imagerie cérébrale doivent rester très limitées. • L'urgence est à la mise en route de l'antibiothérapie qui doit être précédée d'une ponction lombaire. • Les risques de la PL sont faibles et de loin inférieurs à ceux de la méningite. La réalisation d'un scanner avant la PL expose au risque de retarder la mise en route de l'abthérapie, a un rendement diagnostique faible et a en fait peu d'influence sur la prise en charge thérapeutique initiale. • Pour toutes ces raisons, la PL doit précéder le scanner, même en cas de coma. Ce n'est que devant des signes neurologiques focalisés, faisant évoquer un autre diagnostic ou craindre une complication intracrânienne, que la démar-che diagnostique doit être modifiée.Le scanner suffit pour le diagnostic de la plupart des complications intracrâniennes.
Conduite à tenir en attendant résultat de la PL • Mise en place de la surveillance • Pouls , tension, conscience, peau • Rechercher signes de gravité • Purpura extensif • Troubles des fonctions supérieures • Signes de localisation • Glascow < 8
Résultats de la ponction lombaire • Cellularité du LCR • Normale (< 10 éléments) • Méningisme • Méningite bactérienne à son tout début • Méningite à listéria ou à cryptocoque ( anomalies de la protéinorachie et de la glycorachie)
Résultats de la ponction lombaire • Cellularité du LCR • Prédominance de polynucléaires (> 10 éléments et > 50% PNN ) • Méningite bactérienne antibiothérapie en urgence • Toujours demander en urgence résultat de l’examen direct
Données microbiologiques N meningitidis de sensibilité à la pénicilline • France: 1994(Bray et al, Presse Med 1995) • 1999-2002: 2167 s. invasives (CNR, IPP) • CMI péni G > 0,125: 31,7 % • CMI amox > 0,5: 20,1 % • CMI céfotaxime: # RAS (3 souches I) • Sérogroupes C (40 %) W135 (37 %) (Antignac et al, CID 2003;37:912-20) GC Grenoble 2004
Age et/ou signes de gravité • Enfant de plus de 5 ans ou adulte sans signe de gravité : amoxicilline possible • Enfant de moins de moins 5 ans ou signe de gravité : C3 G • Pas d’éradication du portage du cas si CIIIG
Vous êtes appelé d’urgence au domicile d’un jeune homme de 20 ans étudiant qui présente des céphalées , arthralgies , nausées . A l’examen la nuque est raide , et le patient légèrement confus . Que recherchez vous ? Cas clinique 2
Purpura ++ • choc • Il existe un purpura des membres inférieurs • Que faites vous ?
Méningite à méningocoque • Urgence +++ • Ceftriaxone 1 g ( IV, ou IM) • Appel du SAMU • Isolement respiratoire • remplissage
Son amie avec qui il a dormi 5 jours avant vous appelle inquiète pour un traitement préventif . Que lui dites vous ? • En ce qui vous concerne y a t il des mesures particulière à prendre ? • Diriez vous la même chose si son amie avait dormi avec lui 15jours avant ?
Histoire naturelle de l ’infection méningococcique Réservoir humain exclusif Colonisation Porteur sain du nasopharynx 5 à 50 % de la population (durée : qques jours à Passage à la semaines voire mois) maladie (1/100 000/an en France Septicémie Sang + purpura fulminans LCR Méningite Autres organes : articulations, péricarde...
Portage pharyngé (1) • Taux : • Population générale • 10 % entre 0 et 14 ans • 30 % entre 15 et 20 ans • En milieu scolaire : 23 % • En milieu militaire : 80 % Peu de données françaises
Portage pharyngé (2) • Durée : • B et C : de 5 à 15 semaines voire 9 à 16 mois • A : moins de 15 jours • Après 8 jours de portage, plus de risque d ’infection invasive
Méningocoque : passage à la pathogénicité . Raisons mal connues . Hétérogénéité des souches . Caractérisation génotypique - Notion de complexes clonaux virulents en nombre limité . Le polysaccharide capsulaire est un des facteurs essentiels de la virulence. - il permet la survie dans le sang - il permet le sérogroupage (A, B, C, Y, W135…) - un même complexe clonal comporte des souches de sérogroupe capsulaire différent et des souches de sérogroupes A, B et C ne sont pas retrouvées dans les complexes clonaux virulents. . Il existe aussi une susceptibilité individuelle et des facteurs favorisants (infections virales respiratoires). . Impossible d ’identifier les personnes à risque. Risque autour d ’un cas très faible
Facteurs nécessaires à la transmission • Proximité : • moins d’un mètre • Durée du contact : • hors d ’un contact bouche à bouche, pour un contact rapproché (moins d ’un mètre), la probabilité de transmission augmente avec la fréquence et la durée • Irritation de la muqueuse (virose) : • peut provoquer la toux et favoriser la projection des particules contaminantes
Détermination d ’un sujet à risque • Sujets vivant au domicile du cas • Contacts amoureux d ’un cas • Enfants de moins de 5 ans fréquentant toute la journée une collectivité d ’enfants • Personnes assurant la garde d ’enfants < 5 ans • Contacts intimes (ex : sports de combat) • Voisins de classe et camarades de jeux d ’un enfant d’école primaire • Personnes ayant pratiqué le bouche à bouche ou intubé sans masque
Délai de recherche des sujets contacts • Incubation : 2 à 10 jours • Maladie se développe habituellement dans les 7 jours suivant l ’acquisition du portage • Délai d ’acquisition d ’un taux protecteur d ’AC après contamination 5 à 12 jours La chimioprophylaxie n ’a plus d ’intérêt au delà d ’un délai de 10 jours après le dernier contact avec le cas. Elle est recommandée aux personnes définies comme contacts ayant été exposées aux sécrétions du malade dans les 10 jours précédant l’application effective des mesures de prophylaxie
Chimioprophylaxie • Spiramycine • Taux salivaires élevés • Traitement long : 5 jours ( 3 millions d’U x2 /j) • Echecs : 15 % • Réacquisition à J 12 : 41 • Non recommandé en première intention • Rifampicine : 600 mgx2/J pendant 2 jours est le traitement recommandé
A coté de la chimioprophylaxie médicamenteuse faut il envisager d’autres moyens ? Lequel ? • vaccination entourage immédiat (< 10 j) si serotype inclus ds le vaccin . immunité # 10 j, durée # 3-4 ans . A, C, Y, W135 • Quel est le sérotype le plus souvent isolé en France ?
Données microbiologiques • Méningocoque 2002: 678 IIM • Sérogroupe connu: 605 (89 %) - B: 48 % (290) - C: 41 % (250) - W 135: 7 % (41) - A (3), Y (15), X (1): 3 % - Autres: 1 % (Perrocheau et al, BEH 43/2003: 209-12)
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